Guide de voyage gratuit pour le Cambodge

Transports : tuk-tuk, bus, scooter...

Circulation à Phnom Penh.

Prenez connaissance des nombreux moyens à votre disposition pour circuler au Cambodge avec leurs bons et mauvais côtés. Votre choix dépendra certainement de votre soif de liberté, de votre curiosité et… de votre budget !

Par voie routière
Par voie maritime
Par voie ferroviaire
Par voie aérienne

Par voie routière

Tout d’abord, il faut savoir que les routes cambodgiennes présentent des conditions de sécurité assez disparates : mauvais état des infrastructures en dehors des axes principaux, manque d’entretien des véhicules, présence de piétons et d’animaux, faible éclairage de nuit et surtout une conduite fondée sur les réflexes plutôt que sur un vrai code de la route. Les accidents sont réguliers lorsque les voyageurs décident de conduire par eux-mêmes.

Les cyclo-pousses

Les cyclo-pousses, constitués d’un vélo avec une banquette, se font de plus en plus rares sauf à Phnom Penh. Ils permettent de faire des petits trajets en ville à moindre frais.

Les moto-dop

Les moto-dop sont des motos-taxis. Elles offrent un moyen rapide et peu onéreux de parcourir de petites distances en ville pour ceux qui n’ont pas peur de la moto… Il est préférable de négocier la course au préalable surtout dans les lieux touristiques ou la nuit. Les tarifs démarrent en général entre 1 000 KHR et 1 USD (soit entre 0,2€ et 0,9€ selon le taux de change actuel) selon la ville et la distance, et sont légèrement plus élevés la nuit. Inconvénient : en général, aucun casque n’est prêté au passager.

Les « tuk-tuk »

Les « tuk-tuk » conviennent parfaitement aux petits trajets en ville ou trajets à la journée (pour visiter les temples d’Angkor notamment).

Le conducteur conduit une moto et les passagers sont à l’arrière sur une banquette d’une carriole couverte, cheveux au vent… Une expérience à ne pas manquer lors d’un séjour au Cambodge !

Kong et son fidèle tuk-tuk.
Vue panoramique !

Les tuk-tuk sont adaptés au transport d’une à quatre personnes environ. Vous en trouverez de jour comme de nuit.

Choisissez de préférence un tuk-tuk avec des grilles de protection, négociez bien votre course avant de monter et prévoyez une protection contre la poussière si vous sortez des villes.

Les charrettes à bœufs (ou à buffles)

Ce mode de transport original est très courant à la campagne car c’est le seul mode de transport adapté à la boue, très présente lors de la saison des pluies. Il vaut le coup d’être expérimenté pour connaître une des facettes de la vie cambodgienne rurale et faire bénéficier les paysans des revenus du tourisme.

Charrette à bœufs traditionnelle.

La location d’un vélo au Cambodge

Dans les régions où les voyageurs sont nombreux, il est simple de trouver des vélos en location à la journée à très bon prix et parfois des vélos électriques s’apparentant à des petits scooters.

Le vélo : parfait pour découvrir la campagne.

Cela peut être un moyen parfait d’explorer les environs de votre hôtel sauf si la circulation est très importante, et malheureusement c’est le cas dans beaucoup d’endroits au Cambodge (notamment à Siem Reap ou à Phnom Penh). La visite des temples d’Angkor peut se faire à vélo, à condition de connaître ses limites et de ne pas aller trop loin pour les vélos « mécaniques » ou de trouver les bornes de recharge pour les électriques…

À la campagne, les téméraires ne devront pas s’aventurer sur des voies peu pratiquées car il y a encore beaucoup de mines au Cambodge. Consultez notre page Sécurité pour en savoir plus.

Enfin, avant de partir avec votre vélo, pensez à contrôler avec attention son état global et définissez avec précision votre itinéraire.

La location d’un scooter ou d’une moto au Cambodge

Ce moyen de transport permet de se faufiler partout, mais c’est aussi le plus risqué. Les passagers des deux-roues sont les premières victimes des accidents de la circulation.

Si vous n’êtes pas habitués aux deux-roues, mieux vaut oublier ce moyen de transport. Le Cambodge n’est certainement pas le meilleur endroit pour débuter !

La location d’un scooter ou d’une moto est permise dans la majorité des villes touristiques, sauf à Siem Reap où elle est en principe interdite.

Le plus sûr pour être en règle consiste à se procurer un permis de conduire cambodgien (payant, comptez une cinquantaine d’euros), qui permet de circuler en toute légalité au Cambodge. Le permis de conduire international ne suffit pas toujours : certains policiers le reconnaissent, d’autres non… c’est un peu la roulette russe ! Si vous l’avez, emportez-le.

Conduire sans permis cambodgien peut coûter cher, extrêmement cher, notamment en cas d’accident (où l’étranger est généralement toujours fautif quelles que soient les circonstances…) : l’assurance/assistance éventuellement souscrite, si déjà elle s’applique en cas de conduite d’un engin motorisé (ce qui n’est déjà pas sûr, les conséquences de la conduite d’un engin motorisé sont souvent exclues…), pourrait ne pas s’appliquer car vous ne respectez pas le code de la route cambodgien… Il convient donc d’être extrêmement vigilant sur ce point.

Si, malgré le danger physique et financier, vous souhaitez louer un scooter ou une moto :

  • obtenez votre permis cambodgien.
  • assurez-vous que vous possédez une garantie d’assurance et d’assistance satisfaisante en cas d’accident (indispensable !!) qui s’applique à votre cas. Au besoin, souscrivez votre assurance chez le loueur. Dans tous les cas, épluchez les conditions et exclusions de votre contrat d’assurance.
  • vérifiez l’état et l’équipement du véhicule avec attention. Celui-ci doit être bien équipé et en bon état (feux, présence de rétroviseurs, présence d’un démarreur manuel, aiguilles qui fonctionnent…). Constatez les petits défauts auprès du loueur afin qu’ils ne vous soient pas imputés. Prenez des photos si besoin.
  • choisissez bien votre casque et portez-le ! Le port d’un casque est obligatoire pour le conducteur au Cambodge.
  • habillez-vous en conséquence pour minimiser les blessures en cas de chute avec un jean, des chaussettes et des chaussures (évitez les tongs !) et protégez-vous de la poussière et des insectes.
  • prenez le numéro du loueur pour pouvoir l’appeler en cas de panne ou d’accident.
  • procurez-vous un antivol robuste et garez votre véhicule dans un parking surveillé quand cela est possible. Les vols de scooters sont fréquents au Cambodge et peuvent vous coûter très cher…
  • emportez une petite trousse de réparation (démonte-pneu, rustines, pompe et corde pour vous faire remorquer en cas de panne) ;
  • n’attendez pas d’être à sec pour faire le plein ;
  • ne roulez pas de nuit et soyez particulièrement prudent (notamment, ne prenez pas la route si vous avez bu) ;
  • emmener dans votre valide une carte routière du pays.
  • éviter de voyager seul ; voyagez en groupe et ne vous séparez pas les uns des autres ;
  • n’hésitez pas abuser de votre klaxon pour informer les autres conducteurs que vous êtes là (notamment lorsque vous vous apprêtez à les doubler) ;
  • enfin, ne grillez pas les feux rouges, même si les cambodgiens le font. Cela est interdit, vous risqueriez une amende !

Les bus

De nombreuses compagnies privées de bus couvrent les grandes distances, notamment les axes Siem Reap/Battambang et Siem Reap/Phnom Penh. Leur modernité, état et conditions de sécurité sont très variables. Tandis que certaines respectent des règles de bon sens, il arrive que d’autres considèrent l’allée centrale comme une cinquième rangée de sièges lorsque le bus est plein. Évitez absolument de prendre ces compagnies car cela peut être catastrophique en cas d’accident...

La compagnie Giant Ibis, qui rayonne surtout au Sud du pays en dehors du trajet Siem Reap/Phnom Penh, jouit d’une excellente réputation dans ce domaine. Les bus sont récents, bien entretenus et disposent en principe de ceintures de sécurité - si rares dans les bus au Cambodge ! - et de nombreux services à bord. Le prix est plus élevé qu’ailleurs mais en matière de sécurité, mieux vaut éviter les petites économies…

Le bus Giant Ibis pour Sihanoukville.
Intérieur du bus Giant Ibis.

Mekong Express, moins cher mais beaucoup moins bien équipée, jouit d’une réputation correcte et dispose de plus de liaisons.

La location de voiture au Cambodge

La location de voiture permet une grande liberté. Cependant, n’oubliez pas que les routes cambodgiennes sont mal entretenues, le trafic intense et que les cambodgiens ont souvent une conduite imprévisible… Ceci explique que la plupart des voitures en location soient proposées avec un chauffeur.

La location de voiture avec chauffeur au Cambodge

Louer une voiture avec un chauffeur privé au Cambodge est la formule assurant la meilleure sécurité pour effectuer les longs trajets. Vous êtes pris en charge depuis votre lieu d’hébergement, confortablement installés lors du trajet et êtes déposés à votre prochain lieu d’hébergement. De plus, vous pouvez vous arrêter quand vous le souhaitez pour faire une pause et observer la vie locale dans des zones ou les voyageurs s’arrêtent rarement.

Le prix est raisonnable et vous n’aurez pas à vous soucier de contracter une assurance, chercher de l’essence, avoir une conduite assurée et vous éviterez les situations stressantes liées à la conduite parfois folklorique des cambodgiens... tout en allant où vous voulez !

Par voie maritime

Les voies navigables au Cambodge ont été quelque peu délaissées depuis l’amélioration des principaux axes routiers.

Les bateaux reliant Phnom Penh à Siem Reap et - surtout - Battambang à Siem Reap, en environ 6-8 heures sont très prisés par les voyageurs, malgré leurs tarifs assez élevés.

Il faut toutefois savoir que la plupart sont mal entretenus et dépourvus d’équipements suffisants de sauvetage… Le ministère français des Affaires étrangères et du Développement international déconseille à ce titre de les emprunter.

Si vraiment vous souhaitez tenter l’expérience, privilégiez le trajet entre Siem Reap et Battambang qui est bien plus beau et intéressant. Evitez dans ce cas la fin de la saison sèche où l’eau est insuffisante : le trajet peut alors s’éterniser et tourner au cauchemar…

A l’opposé, les bateaux reliant Sihanoukville aux îles Koh Rong et Koh Rong Samloem sont récents et assez bien équipés en particulier la compagnie Cambodia Island Speed Ferry qui fait partie des plus sérieuses et que nous vous conseillons de choisir pour ces trajets.

Le ferry le plus fiable pour Koh Rong.
Intérieur du Island Speed Ferry.

Par voie ferroviaire

Le réseau ferré cambodgien était jusqu’alors considéré comme un des pires d’Asie (mauvais entretien, très lent) et réservé depuis quelques années au fret. Mais les choses évoluent vite en ce domaine car une réhabilitation est en cours.

La preuve : depuis le mois d’avril 2016, les trains ont repris du service sur la côte cambodgienne après 14 ans d’inactivité. Il est désormais possible de relier Phnom Penh à Sihanoukville en 8 heures les week-ends et pendant les vacances cambodgiennes. Le train s’arrête également à Takeo et Kampot et les billets coûtent 6 USD (soit au taux de change actuel de 5,4€).

Par ailleurs, ne manquez pas le bamboo train à Battambang ! Il s’agit d’un train local constitué d’une plate-forme de bambou propulsé par un moteur. Une expérience unique en son genre, surtout quand un autre train arrive en sens inverse ! Lorsque cela arrive, une des deux plates-formes doit être démontée pour laisser passer l’autre...

Par voie aérienne

Quelques compagnies aériennes assurent des liaisons internes au Cambodge. Le problème est qu’elles naissent et disparaissent en un rien de temps…

Actuellement, la seule compagnie de longue date est Cambodia Angkor Air, créée en 2009 et détenue à moitié par le gouvernement cambodgien et par Vietnam Airlines. Elle relie Phnom Penh à Siem Reap et Siem Reap à Sihanoukville pour un tarif entre 60 et 90 USD l’aller simple (soit au taux de change actuel entre 53,9€ et 80,9€). Sa flotte est composée d’A321 (avions à réacteurs) et d’ATR72 (avions à hélices).

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